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La Serbie toujours libre: défait, le "parti américain" est tenté par un coup d'Etat.
 
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La longueur mise par les vainqueurs (1)à établir le nouveau gouvernement est un temps précieux perdu alors qu'il ne fallait laisser aucun répit à l'ennemi. Les coupables de ce manquement qui, espérons-le, ne franchiront pas le pas de la trahison par des promesses d'argent et de places, devront rendre des comptes. Bloc monolithique à commandement quasi militaire, le Parti Radical Serbe (SRS)pour sa part n'est pas en cause. On ne peut en dire autant de certains éléments «nationaux» et «socialistes». Si par malheur le Mouvement national unifié se voyait trahi par des alimentaires et des vendus le Mouvement de Jeunesse qui s'est puissamment manifesté dans la rue depuis la proclamation unilatérale de l'indépendance du Kossovo aurait à faire son devoir. Tout le monde a compris lequel. Dans les semaines qui suivent l'idéal serait d'imposer le Mouvement national par la Révolution préventive de la jeunesse et du peuple et de sécuriser l'Oeuvre libératrice par des Comités de défense de la Révolution. Des CDR.


On le murmure, le nouveau gouvernement devrait être annoncé après le «show» de l'Eurovision du 24 mai. Les Français ne le savent pas puisque leur presse a dit le contraire, les trois partis parlementaires du Mouvement national (SRS-DSS-SPS et alliés) l'ont en effet emporté sur la Coalition "pour l'Europe"du Parti Démocratique (DS) de Tadic et de ses alliés.


Neuf jours après le vote la Commission électorale officielle Rik et l'officine américano-occidentale CeSID ont fini par donner les mêmes résultats. Dans un premier temps le CeSID (2) avait majoré les voix de la "pro western and democratic coalition" et diffusé sciemment aux agences de presse du monde la fausse nouvelle de la "victoire du camp pro-européen". Normal, cette officine a étée montée pour cela et permettre les contestations. Mais ni l'ajout des 13 députés du Parti Libéral Démocrate (LDP) de Cedomir Jovanovic ni celui de quelques élus des minorités ne permettent à la Coalition euro-atlantique d'avoir la majorité au Parlement. Le camp pro-occidental ne peut former le Gouvernement.


Devant le pouvoir politique et économique qui lui échappe le «parti américain» s'accroche et profère des menaces. Vendredi Cedomir Jovanovic, leader du LDP (3) actuellement la seule force d'appoint du Parti Démocrate, a déclaré que si le bloc national accède au pouvoir il "faudra descendre dans la rue".


Un ami de Kouchner (docteur Kauchmar) prône le coup de force


Lundi à une réunion annuelle de la BERD à Kiev, c'est l'ex vice président du gouvernement déchu, Bozidar Djelic, qui a menacé à son tour. Le lieu – la capitale de l'Ukraine - n'est pas innocent et le profil du personnage est un véritable dossier à charge contre sa personne: MBA de la Harvard Business School, MPA de la Kennedy School of Government, stages à la Silicon Valley, collaboration avec le cabinet McKinsey & Company à Paris, Sciences Po et EHESS. Dans les années 1990, quand le vol et le pillage des ressources des ex pays socialistes battait son plein, l'individu a sévi comme conseiller spécial pour les privatisations auprès des gouvernements de Pologne, de Russie et de Roumanie. Formé à l'école américaine du grand banditisme économique l'individu a appliqué les mêmes recettes pour ce pays en « transition » qu'était devenue la Serbie à partir des années 2000. Ce malfaiteur du Parti de Tadic dispose de plusieurs passeports, dont un français comme sa collègue Cubrilo, la ministre saboteuse de la Diaspora serbe, tous les deux étant en affaires avec Kouchner et Soros.


Il y a aujourd'hui une menace de coup de force à Belgrade. La descente dans la rue souhaitée par ces messieurs, si elle se faisait, serait immédiatement contrée par le Mouvement de Jeunesse et les forces nationales. C'est peut être ce qui est recherché pour un de ces scénario télévisés déjà testés avec plus ou moins de succès en Géorgie, en Ukraine, en Biélorussie, au Vénézuéla et au Liban. Des affrontements médiatisés pour des tentatives de « révolutions télévisées ». Que la presse occidentale puisse dire à nouveau qu'un régime comme celui du"boucher des Balkans", Slobodan Milosevic, menace la démocratie et envoie ses "paramilitaires" contre les démocrates. Ce n'est pas pour rien que les vibrions du LDP traitent Vojislav Kostunica de « nouveau Milosevic ».


Comme au Liban, un quarteron de politiciens imposés par l'étranger, semble vouloir s'accrocher au pouvoir en ne tenant pas compte du vote des citoyens (dans le cas du Liban le vote pour les présidentielles est reporté sans cesse depuis plusieurs mois). Mais cela fait aussi penser à la France dont le "Non" au référendum sur la Constitution européenne a tout simplement été ignoré et trahi par le gouvernement de "Sarközy l'Américain".


Dans le monde, de plus en plus, une tendance s'affirme: les résultats des élections allant à l'encontre des intérêts du grand capital transnational et des plans Usraéliens se voient ignorés et leur légitimité contestée. Aujourdhui à Kiev, capitale d'une Ukraine divisée par les pions de la "révolution orange" d'une OTAN partie à la conquête de l'Eurasie, Djelic a bien reconnu que "mathématiquement" (un mot récent repris à Tadic)le Mouvement national serbe avait gagné et que son accès au pouvoir était "légal" mais il s'est aussitôt empressé d'ajouter qu'il n'était pas "légitime" (...)et que cet accès au pouvoir "irait à l'encontre du bien-être du peuple" (sic). Et de prôner comme Cedomir Jovanovic – il y a visiblement un mot d'ordre - des "manifestations de masse" dans la rue pour s'y opposer.


Des manoeuvres dilatoires au coup d'Etat...


Simplement on se demande bien où l'agent américain pourra trouver ses "masses" pour les combats de rue vu que le nombre et la qualité sont dans le camp des nationalistes. Arriveraient-elles, ces masses, dans les fourgons de l'étranger par une invasion suivie d'une occupation comme en Irak? Les prédateurs sentent-t-ils leurs rapines si menacées au point d'envisager un coup de force? Annoncé par le gouvernement en formation le rapprochement politico-militaire avec la Russie est sûrement aussi à l'origine de la nervosité euro-atlantique. Toujours est-il que la Serbie encerclée par quatre nouveaux pays membres de l'OTAN, avec une partie de son territoire et berceau historique du Kossovo sous occupation militaire américano-occidentale, refuse l'adhésion à l'OTAN.


Comme à Caracas et à Beyrouth il n'y a pas longtemps il existe à Belgrade un risque extrême de troubles graves provoqués par les perdants qui semblent vouloir refuser de céder le pouvoir (4). Un gouvernement doit être impérativement formé dans les trois mois sinon il faudra revoter. Si les manoeuvres dilatoires du «parti américain» ne sont pas brisées politiquement cela peut durer comme au Liban avec le même face à face du peuple et des factions alimentées par l'étranger. Depuis octobre 2000 toutefois les rapports de force ont changé, le Mouvement national serbe, qui ne se limite pas à des partis électoraux, et le Mouvement de Jeunesse affirmé dans la rue sont capables d'action directe et d'actes purs. Disposant d'une masse de militants ils ne laisseront pas faire n'importe quoi ni au Parlement ni dans la rue, les Patriotes détenant aujourd'hui à la fois la légalité et la légitimité.


Si le parti américain et ses pions tentent de fomenter une guerre civile il faut agir vite pour les en empêcher, écraser dans l'oeuf les fauteurs de troubles destinés à favoriser un coup d'Etat et une invasion étrangère pour maintenir Tadic et sa clique atlantiste, l'ex ministre de la défense Sutanovac, l'ex vice premier ministre Djelic et l'ex ministre des finances Dinkic aux affaires. Et pour éviter une nouvelle opération «Sablja» (5), cette fois à plus grande échelle.
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Dernière minute:
Le nouveau maire de Belgrade sera le Radical Alexandre Vucic, secrétaire général du SRS. Sa désignation sera officialisée vendredi ou samedi.
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Notes :
(1) Législatives du 11 mai. Les résultats: Coalition Serbie pour l'Europe (Parti Démocratique, G17+, Ligue Sociale-Démocrate de Vojvodine, SPO, SDP): 38,4% et 102 députés. Parti Radical Serbe (SRS: 29,3% et 78 députés. Coalition Parti Démocratique de Serbie 5DSS) et Nouvelle Serbie (NS): 11,5% et 30 députés. Coalition Parti Socialiste de Serbie (SPS), Parti des Retraités (PUPS) et Unité de la Serbie (JS): 7,6% et 20 députés. Parti Libéral Démocrate (LDP): 5,2% et 13 députés. Minorité hongroise: 1,8% et 4 députés. Minorité musulmane du Sandjak: 0,9% et 2 députés. Minorité albanaise de Presevo: 0,3% et 1 député.

(2)Le CeSID n'est en rien un «institut de sondage indépendant» comme il le prétend. Son «indépendance» est soutenue et financé par, entre autres, la Fondation Soros, la Fondation Rockefeller, National Endowment for Democracy (NED), National Democratic Institute de Madeleine Albright (NDI),German Marshal Found of the United States, United States Institute for Peace du général Solomon (USIP), Freedom House, USAID (ambassade américaine), la Commission Européenne, l'OSCE et les ambassades de Grande Bretagne, du Canada, d'Australie, d'Allemagne, de Suisse, des Pays Bas, de Finlande et de Suède.

(3) Fondé par des éléments de l'Alliance Civique (GSS) et du groupe Otpor dépendant de la Fondation Soros et de NED le LDP de Cedomir Jovanovic est une émanation de l'ambassade américaine. Il vise un public de marginaux « sex, drug and rock'and roll » et les minorités ethniques hostiles au nationalisme serbe. Sa fonction, apporter une réserve de voix au Parti Démocratique dans les situations difficiles.

(4) Elu président de justesse le 3 février, juste avant la proclamation de l' « indépendance » du Kossovo, Boris Tadic peut rester aux affaires un moment mais son pouvoir déjà limité le sera encore plus. L'antagonisme sera permanent entre un président dépourvu d'autorité et un premier ministre appuyé par le Parlement. En conséquence de nouvelles présidentielles ne devraient pas tarder, avec une nouvelle dynamique défavorables aux pro-occidentaux.

(5) En mars 2003 après l'exécution du premier ministre Zoran Djindjic le gouvernement alors dirigé par la coalition atlantiste DOS du Parti Démocratique devait proclamer l'Etat d'urgence et procéder à une grande rafle de 12.000 personnes choisies dans le camp nationaliste. A cette époque la présidente serbe en exercice n'était autre que Natasa Micic, élue le 11 mai dernier sur la liste du LDP. Membre de l'Alliance Civique (GSS) de Vesna Pesic (élue elle aussi sur la liste du LDP) Micic prenait ses ordres directement à l'ambassade américaine.

 

 

 

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